《我是另一個你自己》亞維儂演出 Théâtre en mots 網站劇評

Leave a Comment
(官網好讀版)

談天說戲(Théâtre en mots)劇評網站:摘要、評論、感言 -戲說2007年亞維儂IN OFF藝術節
翻譯:王菀如
  這齣戲給了我燦然、光耀的盛夏回憶:香味撲鼻的花朵、紫色山茶花、帶有橘色圓點的小黃花...,小小的人偶在嬉戲的蝶群中,戀上這些芳華;他方傳來鳥兒輕輕的啾啾聲,及樹葉微微的沙沙聲。人偶想聞聞花香,但無奈花兒生在高不可及的枝枒上。不一會兒,花從盤根錯節的樹上飄落到地面。人偶看著、嗅著花,想隨手將它帶走。隨後,他心滿意足地將花放在花園裡。我想,在這座花園裡加入潺潺流水,對於生活於其週遭的萬物而言,是十分必要的。這潔白的小小人偶,坐在一張有大輪子的輪椅上。他用纖細的雙手轉動輪子,慢慢地前往這座奇妙的花園,享受大自然的饗宴;小木偶和手臂細長的木偶媽媽在海岸邊堆沙堡,接著,小木偶向海洋奔去。白布做成的海浪緩緩地上下起伏著。小木偶迎向前,旋即又向後退。沁涼的海水讓他又驚又喜,他笑著踏起浪花,然後投入水中;一個穿西裝打領帶、足蹬圓頭鞋的小老人,沿著繩子作成的鐵路走著。他正準備扛著行李,爬上遠處用線做成的梯子。起先,他吃力地拖著裝滿物品的沉重行李箱:操偶者以詼諧的手法,展現小人偶的努力搬運行李的過程,此等呈現方式除了令人動容外,更使觀者無法遏抑地將溫情及關愛,投注在這詮釋得宜的動人角色身上。人偶放下行李,隨後爬上梯子。他站在高處望向天際。和觀眾一樣,他側耳聽著海鳥的鳴叫及呼呼的風聲。梯子懸在半空中,小人偶爬著爬著,彷彿重見少時的光景:他看了看地面上的行李箱,猶如好奇心十足的小黑猩猩,不停變換各種姿勢,並在梯子上盪來晃去;他無憂無慮地嬉遊著,一心奔向前所未見的新天地。海鷗的鳴叫和風聲夾雜著犬吠,三種聲音的結合似是為了擬仿黑猩猩的叫聲;鳥張開雙翼,載著被大海吞噬的孩子一起飛翔;精巧的綠色鳥籠媽媽,帶著他那美麗的白鳥一同散步。白鳥因自覺累贅而想重回籠裡,但卻無法達成心願。鳥籠媽媽摸摸鳥兒的頭,驚愕地發現自己無法打開身體上的鳥籠門,讓鳥兒回到體內。
  極其美妙!每個戲劇環節皆經過精心雕琢,完美地呈現於眾人眼前。這是齣由音樂及精心製作的大自然原音所組成的好戲。戲中大大小小的圓臉人偶,皆較其劇本設定的角色性格來得寫實:各個活靈活現的偶,其定位早已超脫了僅只為表達人類情感及心靈深處而存在的演員。這些角色撐拄戲中交錯的各個段落。無獨有偶劇團以美麗的寓喻,呈現出經耐心體察後所發掘的大自然奇蹟,及人們對週遭美好事物的驚艷與讚嘆。戲裡蘊含正面的道德觀,但卻不流於說教。全劇僅藉事物的原義和延伸義,展現其美好的樣貌,而劇中拿捏得宜的幽默橋段,讓觀眾們不由得會心一笑。整齣戲就在那富有想像力、詩意且引人入勝的景致中展開。無獨有偶劇團此等完美的呈現,讓大家全然遺忘舞臺上的人偶以及故事情結,實際上是由「真人」所操演、編寫的。
  無疑,這將是我在今年的藝術節裡,看到最動人的一齣戲。
二00七年七月十六日 星期日
résumés, critiques, articles, sur des pièces de théâtre du festival Off et In d'Avignon 2007
http://theatreenmots.site.voila.fr/

JE SUIS UN AUTRE TOI
de Chia-Yin Cheng
La Marionnette et son Double
C'est un spectacle qui me laisse un souvenir de lumière, de soleil en plein été, un matin, de fleurs superbes odorantes, de camélias mauves, de fleurs jaunes à pistilles orangé, alors qu'un personnage minuscule marionnette, admire ces splendeurs, au milieu des papillons qui s'égaient. On entends les légers bruits des vies crissantes d'été, des oiseaux dans le ciel et les arbres. L'homme voudrait sentir une fleur mais elle est trop haute. Un moment plus tard elle se détache de l'arbre aux troncs entrelaçès, et vient se poser à ses pieds. Il la regarde, la sent puis pense l'emporter, se ravise est la laisse dans le jardin où j'imagine la présence de l'eau nécessaire à toutes ces vies qui l'entourent. C'est un minuscule personnage-marionnette tout blanc, sur une chaise roulante à hautes roues immenses qu'ils fait rouler avec ses bras minces, il avance lentement dans ce jardin merveilleux pour y admirer et respirer la nature. Un enfant marionnette au bord de la mer fait des châteaux de sable accompagné de sa jeune mère aux longs bras fins, il s'avance vers les vagues, c'est un drap blanc qui se soulèvent doucement, l'enfant avance, recule surpris par la fraîcheur de l'eau, il s'asperge et rit avant de partir nager. Un petit homme âgé en costume et cravates, à chaussures à bouts ronds, le long d'une échelle de cordes-voix ferrées, s'apprête à grimper avec sa valise, sur la corde qui se fait échelle un peu plus loin. Il à d'abord tirer sa lourde valise, lentement, avec difficulté, tout absorbé à sa tache, touchante expression de l'effort avec humour qui transmet irrésistiblement tendresse et amour pour ce si touchant personnage, si admirablement retranscrit. Sur l'échelle sans sa valise, il admire le ciel vu d'en haut, il entends comme nous les oiseaux de mer. On y entend mieux aussi le bruit du vent. Le petit personnage rajeuni par son escalade au grand air, se transforme peu à peu, il se déplace différemment, maintenant il bondit, il est devenu un très jeune chimpanzé curieux de tout, qui observe la valise laissé à terre, jouant, insouciant, pour courir vers d'autres découvertes du vaste monde. Le cri des mouettes et du vent comme mêlés à ceux de chiens qui aboient, se transforment pour devenir des cris de chimpanzé. Un oiseau fait voyager sur ses ailes l'enfant perdu en mer. Une superbe cage à oiseau aux beaux tons de verts promène en laisse son bel oiseau blanc. Devenu une chose indistincte volumineuse, il voudrait réintégrer sa cage mais ne le peut plus. Sa mère l'oiseau-cage lui caresse la tête mais ne  peut le laisser entrer, pleine d'effroi à cette idée. Une femme minuscule marionnette berce un couffin immense, puis le bébé grandit, sort de son couffin et fait fuir celle qui lui chantait de douces berceuses.
Une perfection dans tout ce qui est présenté, pensé, minutieusement ciselé. C'est magnifique. C'est un spectacle superbe fait de musique, de sons naturels travaillés remarquables, où les grandes et minuscules marionnettes aux visages ronds sont pourtant plus réalistes dans la personnalité qui leur est attribué que ne le seraient peut-être un acteur, pour exprimer les sentiments et l'être d'une personne. Ces personnages forment un tout qui se transforme et revient sous une forme ou une autre. Une belle allégorie aux miracles de la nature dans une observation patience et émerveillée de ces belles choses autour de nous. Une sorte de morale positive qui pourtant ne cherche pas à enseigner, juste montrer de belles choses, au sens propre comme au sens figuré, et où est présent un humour fin qui provoque simultanément le rire des spectateurs. Ils faut écouter avec attention, ne rien manquer de tous les gestes, car ils sont très beaux, justes, et chaque chose à sa raison d'être. Un paysage lumineux et sonore, fait d'évocations poétique, de merveilleux, naturels et surnaturels.
Un spectacle qui entraîne dans les paysages imaginaire et poétique qu'ils décrivent et font ressentir. C'est une perfection dans tout ce qui est montrés, suggérés, dans le jeu des personnages-marionettes, dont on oublie totalement que ce sont d'autres personnes réelles qui les font bouger et créent l'histoire.
Je pense que ce sera sans aucun doute la plus belle pièce que j'aurai vu du festival.

dimanche 16 juillet 2007

0 意見:

張貼留言

無獨有偶工作室劇團 版權所有 PUPPET & ITS DOUBLE All Rights Reserved. 技術提供:Blogger.